Vauhallan

vauhallan

 

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Samedi 21 mai 2011
Promenade découverte
par le Cercle,

de l’abbaye Saint Louis du Temple

,

par Jocelyne Pierrard

Ce samedi là est une merveilleuse journée ensoleillée. Nous avons rendez-vous au restaurant Louis XVII boulevard Malesherbes, à 11 heures, le temps de commander un café avant de s’installer dans le car qui, déjà, nous attend.

Direction Saclay, le Novotel de Saclay. Monsieur Desjeux a sélectionné cette adresse pour le déjeuner et ce choix est excellent, autant pour l’accueil, que pour le cadre ainsi que la gastronomie. Nous nous souviendrons longtemps d’un moment convivial passé au bord d’une piscine toute bleue entourée de parasols dorés.

Ensuite, en route pour Limon. L’abbaye surgit au loin, tapie dans cette « vallée du vent » d’où vient ce nom de « Vauhallan ».

L’abbaye est un vaste ensemble carré, comportant au centre, un cloître autour duquel s’ordonnent porterie, parloirs, selleries, laverie, réfectoire, salle de communauté, salle de chapitre et chapelle. Les cellules des religieuses sont situées dans les étages, ainsi qu’une bibliothèque.

La meulière et les tuiles rouges contrastent avec le crépi uni et la toiture en ardoises de l’ancien château du XIXème siècle qui accueille en hôtellerie des personnes âgées en séjours temporaires ou en retraite.

L’abbaye comporte également d’autres dépendances, comme, par exemple, celle où est installé un atelier de reliure artisanale.

Histoire de Saint Louis du Temple

L’histoire de Saint Louis du Temple est présentée sous forme de panneaux illustrés, dans un couloir précédant le Musée, ainsi que dans une petite brochure vendue à la boutique de l’abbaye.

En voici un résumé.

La princesse Louise Adélaïde de BOURBON CONDÉ est née à Paris en 1757. Elle est la fille de Louis Joseph de BOURBON CONDÉ et de Charlotte Godefried Élisabeth de ROHAN SOUBISE.
Louise est nommée abbesse de Remiremont par le Roi Louis XVI en 1786, mais trois ans plus tard, après la prise de la Bastille, elle suit son père en exil.

En 1802, la princesse prononce ses vœux perpétuels et choisit le nom de Sœur Marie-Josèphe de la Miséricorde. Elle est alors à Varsovie d’où elle apprend la mort de son neveu le duc d’ENGHIEN.
Elle revient en France avec Louis XVIII, en 1814.

Pour compenser la perte des diamants de sa famille, le Roi lui offre l’ancien palais du Grand Prieur de l Ordre de Malte, au Temple, dont la tour a été démolie. C’est là que sera fondé le monastère du Temple, au mois de décembre 1816.

La première pierre de la chapelle est posée seulement au mois de mai 1821, soit trois ans avant la disparition de la fondatrice du monastère le 10 mars 1824.

Dès 1830, Le monastère ne va plus connaître la tranquillité: L’état revendique la propriété du Temple pour y installer la Bibliothèque Royale.

La communauté religieuse tente de prouver ses droits et obtient, en 1841, une autorisation légale d’existence, en tant que communauté enseignante du fait de la présence d’un pensionnat.

En 1846, la communauté gagne un procès contre l’administration du Roi Louis Philippe qui contestait la validité des ordonnances de Louis XVIII, en faveur de la princesse de CONDÉ.

Cependant, après la révolution de 1848, le nouveau gouvernement révoque les dites ordonnances et le maire de Paris ordonne aux religieuses de partir dans les quinze jours, à compter du 28 mars. C’est bien court, n’est ce pas!

Une maison est trouvée au 22 de la rue Chateaubriand, avec un bail de trois ans et les religieuses quittent le Temple le 12 avril 1848 au matin. Elles n’ont pu emporter que deux cloches sur quatre. Le corps de la princesse de CONDÉ est transféré, provisoirement, chez les moniales, rue Tournefort.

La prieure de la communauté acquiert en 1851, l’Hôtel Montesquiou, au 20 de la rue Monsieur à Paris.

Une nouvelle église est édifiée à l’aide d’une indemnité financière versée par l’état, tandis que le Temple est démoli, à partir de 1853.

Depuis 1901, les Bénédictines de Saint Louis du Temple ne connaissent plus la sécurité d’une adresse définitive, même d’ailleurs encore actuellement.

La loi du I er juillet 1901 sur les associations provoque l’exil ou la dissolution de certaines communautés religieuses non reconnues légalement.

La prieure des Bénédictines, non seulement s’inquiète de devoir chercher un refuge éventuel en Espagne, mais elle doit aussi faire face à d’importantes difficultés financières.

La situation s’aggrave encore plus avec la loi de séparation de l’église et de l’état qui, entre autre, supprime les congrégations enseignantes. Il faut, à nouveau, se préparer à partir : Les cloches sont descendues, la grille de fer de l’église est démontée, ainsi que l’orgue et les stalles.

Mais avant de quitter la rue Monsieur, les religieuses se battent sur le plan juridique : Un recours est déposé devant le Conseil d’État.

Les années passent.

Le duc de CHARTRES revendique l’héritage de la princesse de CONDÉ afin le remettre aux Bénédictines. C’est alors que les héritiers du côté maternel se manifestent et réclament, eux aussi, une part de l’héritage.

Nous voilà en 1923. La Cour de Cassation décide de partager cet héritage entre tous les descendants, du côté paternel comme du côté maternel.

C’est alors qu’un généalogiste intervient et découvre des héritiers d’un degré plus proche que celui des enfants du duc de CHARTRES (9ème degré). Le tribunal de la Seine se prononce en leur faveur en 1931.

Finalement, l’Hôtel Montesquiou de la rue Monsieur sera vendu en 1938, soit vingt quatre ans après l’ordre d’expulsion !

Entre temps, dès 1931, une propriété avait été acquise dans le hameau de Limon, à Vauhallan, près de la Vallée de Chevreuse. Mais les religieuses qui ne disposent pas de l’argent nécessaire pour y construire leur nouveau monastère, doivent s’installer, provisoirement, à Meudon.

Boiseries, stalles, plinthes, cloches, orgue et autres matériaux récupérés sont expédiés pour partie à Vauhallan, pour partie à Meudon.
La guerre de 1940 complique encore la situation. Les troupes d’occupation réquisitionnent Limon et détériorent les bâtiments avant de les quitter.
A partir de 1944, les plans du futur monastère sont étudiés.
La ferme incendiée par les Allemands est reconstruite en 1946.

Les religieuses obtiennent des aides financières, elles vendent les produits de leurs ateliers (ornements liturgiques, imprimerie…), elles participent à tous les travaux de construction, comme en témoignent les photos de 1 ‘époque, elles se font manœuvres, peintres, couvreurs, électriciens… Des bénévoles viennent en renfort. Elles récupèrent d’autres matériaux de démolition provenant de leur ancien monastère, comme par exemple, les dalles de marbre du sanctuaire, les tuiles du cloître, les bénitiers… Ce qui introduit une sorte de continuité dans une histoire marquée par une succession de ruptures.

Le 1er décembre 1951, les soeurs quittent, enfin, Meudon pour Vauhallan, tandis que se poursuivent les travaux de construction et d’aménagement.

1953: L’église est bénie. Les restes de la princesse de CONDÉ sont déposés dans la crypte.

L’orgue, provenant du Temple, démonté et remonté tant de fois, est restauré et installé en 1956.

Une religieuse, Mère Geneviève GALLOIS a dessiné et réalisé elle-même les vitraux. Cette religieuse, née en 1888, entrée au monastère Saint Louis du Temple en 1917, fut élève aux Beaux-arts de Paris. Caricaturiste, peintre, graveur et verrier. Une partie de ses oeuvres est exposée dans une salle de 1 ‘abbaye.

Son style est très particulier : Haut en couleurs ou au contraire allant simplement à l’essentiel à grands traits sombres. Humour un peu grinçant ou pureté mystique. Mère GALLOIS se déplace d’un extrême à l’autre, avec talent. Elle est décédée en 1962, dix jours après la pose de son dernier vitrail à l’abbaye de Vauhallan.

Découverte du métier de relieur

La reliure fait partie des activités « commerciales » de l’abbaye. Il est donc possible de passer commande pour relier des revues ou des livres, ou bien pour restaurer des ouvrages anciens.
Nous avons visité cet atelier sous la direction de Sœur Claire-Élisabeth qui nous a expliqué et démontré toutes les étapes de son travail. Cette visite, pourtant très technique, nous a enchantés et surpris du fait de la complexité et de la minutie exigées pour un résultat parfait. Voilà un très beau métier au service des amateurs de belles bibliothèques (http://www.aulivreinacheve.com).

Le Musée

Le Musée s’organise autour de la sépulture en marbre blanc de Louise Adélaïde de BOURBON-CONDÉ.

Un Musée émouvant, exceptionnel, riche en souvenirs, tableaux, gravures, livres, objets, médailles, bustes, maquettes… confiés aux religieuses de Saint Louis du Temple par des « amis », comme les désigne notre guide de ce jour.

Deux grands tableaux captivent en premier notre attention.

Louis XVI écrivant son testament. Ce tableau de BATTAGLINI, exposé au Salon de 1819 a été acheté par la duchesse d’ANGOULÊME et offert au couvent Saint Louis du Temple. Il est à rapprocher de celui de Pierre-Henri DANLOUX (1753-1809), qui appartient au Château de Versailles.

Ces deux tableaux représentent le Roi Louis XVI. Il vient de rédiger son admirable testament, dans la nuit de Noël 1792.

Depuis longtemps, il a compris que la Révolution Royale, SA révolution – pas l’autre ! – ne pouvait aboutir. Pourtant il a lutté longtemps, jusqu’à ce calamiteux manifeste de BRUNSWICK. Alors, il a appelé le père HÉBERT :

« venez me voir aujourd’hui, j’ai fini avec les hommes, je n’ai plus besoin que du ciel. »

Marie-Antoinette à la Conciergerie. Le deuxième tableau, présenté en symétrie du précédant, est également de BATTAGLINI (salon de 1822), également acheté et offert par la duchesse d’ANGOULÊME.
Il évoque la Reine à la Conciergerie, vraisemblablement au petit matin du 16 octobre 1793. Elle tient à la main son ultime lettre à Madame Élisabeth:

« C’est à vous, ma soeur, que j’écris pour la dernière fois… ».

Certains contestent l’authenticité de cette lettre… Quoiqu’il en soit, la Reine, dans le malheur, se sublime enfin, à sa manière, différente de celle du Roi.

Les tapisseries. Une grande tapisserie est présentée comme « exécutée par la famille royale à la prison du Temple. »
Madame Royale explique, dans ses Mémoires que tandis que le Roi « avait trouvé une bibliothèque qui l’occupait », sa mère faisait de la tapisserie.

Lorsque la Reine fut transférée à la Conciergerie, elle fit demander que lui soit envoyé « quelque chose qui lui était utile, et entre autres son tricot, parce qu’elle avait entrepris de faire une paire de bas » pour son fils.

« Nous le lui envoyâmes, poursuit Madame Royale, ainsi que tout ce que nous trouvâmes de soie et de laine, car nous savions combien elle aimait à s’occuper: elle avait toujours eu autrefois l’habitude de travailler sans cesse… Aussi avait-elle fait une énorme quantité de meubles, et même un tapis et une infinité de gros tricots de laine de toutes les espèces. »

Plus loin encore :

« Les municipaux vinrent nous demander du linge pour ma mère… On nous ôta les morceaux de tapisserie qu’elle avait faits, et ceux auxquels nous travaillions, sous prétexte qu’il pouvait y avoir dans ces ouvrages des caractères mystérieux et une manière particulière d’écrire. »

Le Musée possède deux tapisseries réalisées par la Reine, dont un dessus de fauteuil.

Une autre tapisserie est accompagnée du commentaire suivant :

« Cette tapisserie, faite par Madame la Duchesse d’Angoulême, fille de Louis « XVI, a été donnée par Melle Henrion à son ancienne élève la Princesse de « Loewenstein née Princesse de Liechtenstein, dont la fille, la Duchesse de « Bragance en a hérité et la destine à un couvent en France ».

Une maquette du Temple. Cette maquette a été présentée en 1987 lors de la très belle exposition sur Louis XVII, à la mairie du 5èmearrondissement de Paris, ainsi qu’à l’exposition Marie-Antoinette au Grand Palais, en 2008. Son auteur est anonyme et sa provenance inconnue. Elle est composée de bois et de carton, de couleur grise et marron. Elle mesure 64 cm de haut sur 22 de profondeur. Elle date, vraisemblablement du début du Mme siècle.

Souvenirs de Madame Élisabeth. Ravissant buste de la Princesse disposé à côté de la prière qu’elle composa au Temple. Cette prière n’a d’ailleurs pas exactement été « composée » par Madame Élisabeth qui, en fait, l’a adaptée aux circonstances. Elle la récitait souvent lors de sa captivité :

« Que m’arrivera t-il aujourd’hui, ô mon Dieu. Je n’en sais rien : Tout ce que « je sais, c’est qu’il ne m’arrivera rien que Vous n’ayez prévu, réglé, voulu et « ordonné de toute éternité. Cela me suffît. J’adore vos desseins éternels et « impénétrables, je m y soumets de tout mon cœur pour l’amour de Vous. Je « veux tout, j’accepte tout, je Vous fais le sacrifice de tout et j’unis ce sacrifice « à celui de mon Divin Sauveur. Je Vous demande en son nom et par ses « mérites infinis, la patience dans mes peines et la parfaite soumission qui Vous « est due pour tout ce que Vous voulez et permettez. »

Vauhallan possède un bénitier ayant appartenu à Madame Élisabeth au Temple et également un psautier.

Un précieux livre. De la toile de Jouy et des pièces provenant d’une robe de chambre de Marie-Antoinette ont été utilisées pour la fabrication de la couverture de ce livre.

Une brosse. Elle provient de la prison du Temple. La famille royale s’en est servie.

Le pichet en grès de Louis XVII. Ce pichet utilisé par l’enfant-Roi au Temple est reproduit page 36, dans la revue Historama spécial N°25 « L’énigme Louis XVII » que dirigeait Monsieur Gérard GUICHETEAU. Il en est, d’ailleurs, de même pour la maquette du Temple.

Cet humble et émouvant objet de la vie quotidienne nous ramène à une réalité trop souvent oubliée. Louis XVII n’est pas seulement un mythe, il est avant tout, un enfant, un petit garçon fragile, victime d’une violence sans nom, arraché à son monde, emprisonné alors qu’il n’avait que 7 ans, privé de sa famille, seul dans la terrible nuit d’une tour moyenâgeuse.

Le journal de CLERY. Parmi les ouvrages anciens, le « Journal de ce qui s’est passé à la Tour du Temple pendant la captivité de Louis XVI, Roi de France », est présenté dans son édition de 1814.

Madame Royale. Une estampe « Échange des députés prisonniers en Autriche, le 20 frimaire an 4° de la République », montre Madame Royale descendre de son carrosse à Huningue.

Bref rappel historique : L’échange de Marie-Thérèse contre des prisonniers français est proposé par CARNOT au Comité de Salut Public, le 12 messidor an III, (30 juin 1795).
A Paris, dans la nuit du 27 au 28 frimaire an IV (18 au 19 décembre 1795), BENEZECH, alors ministre de l Intérieur, se présente à la porte de 1 ‘enclos du Temple.

Marie-Thérèse attend. Elle est entrée dans la terrible Tour par une chaude soirée d’été. C’était trois ans auparavant. Elle en sort par une glaciale nuit hivernale.
A quoi pense t-elle ? Que vit-elle ? Ces émotions là ne s’écrivent pas. Jamais elle ne reverra ses parents. Elle est orpheline. Elle a 17 ans.

Elle quitte la France pour longtemps, accompagnée par Madame de SOUCY et son fils, HÜE, GOMIN, le capitaine MÉCHAIN, Catherine VARENNE, sa femme de service, le rôtisseur du Temple MEUNIER, le porte-clefs BARON, COCO, le petit chien de son frère et… un magnifique trousseau confectionné par mesdames CLOUET, GARNIER et FOUEL, trousseau qu’elle refusera d’emporter à Vienne.
Huit prisonniers français, dont DROUET, CAMUS, BANCAL, QUINETTE et le général de BEURNONVILLE, attendent à Riechen, près de Bâle. Madame Royale ne doit pas les rencontrer. DROUET! L’homme de Varennes !

Elle arrive à Huningue le 24 décembre à 6 heures du soir, devant l Hôtel du Corbeau. (La date du « 20 frimaire » indiquée sur l’estampe est donc inexacte) et rédige un récit de son voyage pour Madame de CHANTERENNE.

Le lendemain, la fille de Louis XVI passe la frontière de son pays et approche des confins de Bâle, escortée par la maréchaussée locale. Il pleut. Les chemins sont à ce point détrempés que le secrétaire de l’ambassade de France, BACHER, propose de la transporter dans un fauteuil jusqu’à une maison de campagne prêtée par un certain Monsieur REBER au prince de GRAVE Mais elle, vive et légère saute de la voiture sans attendre …

Ensuite, ce sera Vienne, le mariage avec son cousin d’ANGOULÊME, un bien triste destin …

Souvenirs de la Princesse de BOURBON CONDÉ. Des lettres autographes que la duchesse d’ANGOULÊME lui a adressées, un cordon de montre et gland faits avec ses cheveux…

MOHILOF, symbole de fidélité 20 mars 1804, le duc d ‘ENGHIEN est conduit au château de Vincennes. Il a été enlevé, en toute illégalité à Ettenheim et «jugé » à 2 heures du matin, le 30 ventôse an XIII de la république, par un « tribunal » improvisé qui ne saura même pas se référer à un quelconque article de loi pour légitimer sa sentence. De toutes façons, la tombe est déjà prête dans les douves du château

Le duc n’est pas arrivé seul. Un petit carlin, Mohilof, l’a suivi depuis Ettenheim, en traversant le Rhin, dit-on, à la nage alors qu’il était repoussé à coups de bottes de l’embarcation qui emmenait son maître vers la France.

Mohilof, c’est Charlotte de ROHAN-ROCHEFORT qui l’a offert à celui qu’elle considère comme son fiancé, malgré 1 ‘opposition du prince de CONDÉ, grand-père du duc d’ENGHIEN, qui assimilait leur éventuel mariage à une mésalliance.

Charlotte est née le 25 octobre 1767, son oncle et parrain n’est autre que le cardinal de ROHAN, celui de l’affaire du collier. Le cardinal avait émigré en Allemagne où il possédait le château d’Ettenheim à l’orée de la Forêt Noire, sur la rive droite du Rhin.

C’est là que le duc d’ENGHIEN rejoint la femme qu’il aime et c’est là que le destin le rejoint. Mohilof voyage avec lui, partage ses derniers repas et sa dernière nuit. Il est là, dans les fossés de Vincennes, tout à côté. Au dernier moment, juste avant que le peloton d’exécution obéisse à l’ordre de tirer, le duc l’écarte, puis, il s’effondre.

Louis Antoine Henri de BOURBON, duc d’ENGHIEN était né à Chantilly, le 2 août 1772, n’avait que 32 ans. Le petit carlin reste seul dans cette nuit tragique, hurlant à la mort autour d’une sépulture hâtivement refermée.

Madame HAREL, épouse du gouverneur de Vincennes l’a recueilli puis l’a donné au marquis de BETHISY, compte tenu que la police avait refusé d’accorder satisfaction à Charlotte de ROHAN qui le réclamait.

L’histoire de Mohilof est si touchante qu’il est immortalisé par le peintre Carle VERNET CASSAS en a réalisé la lithographie.

Le Musée des Bénédictines de Vauhallan conserve bien d’autres souvenirs: Le duc de BERRY, le duc de BORDEAUX ne sont pas oubliés, ni la duchesse d’ORLÉANS représentée par un charmant portrait.

La boutique

Incontournable dernière étape de notre visite : La boutique.

Côté librairie : Il faut absolument emporter la brochure historique sur « L’abbaye Saint Louis du Temple ». Elle ne coûte que 4€. Sinon, vous choisirez parmi les livres religieux ou historiques celui que vous ne possédez pas encore. Prenez aussi cette grande enveloppe contenant huit reproductions du Temple. La librairie propose également un bon choix de cartes postales.

Côté souvenirs: Objets pieux, chapelets, statuettes, bougies parfumées…

Mais aussi: savonnettes, crèmes, shampoings, confitures, gâteaux secs, sirops… Eh oui ! La variété surprend!

Conclusion provisoire

Retour vers Paris, le temps d’échanger encore quelques nouveautés sur l’énigme qui nous rassemble, commenter notre promenade découverte et rêver à d’autres projets de voyages… car les voyages organisés par le Cercle n’ont jamais déçu leurs participants.

Alors, tous nos compliments, toute notre gratitude à notre Présidente qui, avec l’aide de notre secrétaire Édouard DESJEUX, nous a offert cette journée de mai 2011.